13 octobre 2005 - 7 mai 2006
Galeries Nationales du Grand Palais - Paris, Neue Nationalgalerie, Berlin
MÉLANCOLIE, GÉNIE ET FOLIE EN OCCIDENT
Melancholie- Genie und Wahnsinn im Abendland
Ausstellungskatalog Aucune disposition d'âme n'a occupé si longtemps l'Occident. Les Grecs l'appelaient la bile noire (melangkholia, qui donnera le mot mélancolie). Aristote s'étonnait que cette humeur réputée néfaste touche la plupart des hommes d'exception. Elle est par tradition cause de souffrance et de folie, et sa désignation comme "maladie sacrée" implique une dualité. Les artistes de l'Antiquité la représentèrent sous la forme d'êtres pensifs, tête inclinée posée sur la main, regard perdu où se devine une sourde douleur. Au fil des siècles, l'image du mélancolique changera peu - 'le Portrait du Dr Gachet', de Van Gogh, ou la sculpture hyperréaliste de l'Australien Ron Mueck ('Big Man', 2000) respectent cette iconographie. Devenue saturnienne, puis reclassée dans la grande famille des dépressions, la mélancolie a toujours inspiré les artistes qui, pour en être victimes dans les périodes de doute et d'impuissance, connaissent son charme mortifère. Avec plus de 200 oeuvres, l'exposition se propose de vous introduire à cette richesse encore mal connue et met en évidence le rôle essentiel joué par la mélancolie dans les différentes formes de la création artistique en Europe, de Dürer à Goya en passant par Bruegel, Bosh, Arcimboldo, Watteau, La Tour, Füssli, Delacroix, Rodin, Munch, Baudelaire, Artaud, De Chirico, Picasso, Hopper...
Ausstellungen:
Galeries Nationales du Grand Palais
du 13/oct./2005 au 16/janv./2006
.
Neue Nationalgalerie, Berlin
17.02.06 - 07.05.06
Black Mirror VII
photograph, 1987
Neue Nationalgalerie
Kulturforum Berlin-Tiergarten
Potsdamer Straße 50
10785 Berlin
Deutschland
Dr. Moritz Wullen, Generaldirektion der Staatlichen Museen zu Berlin
Aucune disposition d'âme n'a occupé si longtemps l'Occident. Les Grecs l'appelaient la bile noire (melangkholia, qui donnera le mot mélancolie). Aristote s'étonnait que cette humeur réputée néfaste touche la plupart des hommes d'exception. Elle est par tradition cause de souffrance et de folie, et sa désignation comme "maladie sacrée" implique une dualité. Les artistes de l'Antiquité la représentèrent sous la forme d'êtres pensifs, tête inclinée posée sur la main, regard perdu où se devine une sourde douleur. Au fil des siècles, l'image du mélancolique changera peu - 'le Portrait du Dr Gachet', de Van Gogh, ou la sculpture hyperréaliste de l'Australien Ron Mueck ('Big Man', 2000) respectent cette iconographie. Devenue saturnienne, puis reclassée dans la grande famille des dépressions, la mélancolie a toujours inspiré les artistes qui, pour en être victimes dans les périodes de doute et d'impuissance, connaissent son charme mortifère. Avec plus de 200 oeuvres, l'exposition se propose de vous introduire à cette richesse encore mal connue et met en évidence le rôle essentiel joué par la mélancolie dans les différentes formes de la création artistique en Europe, de Dürer à Goya en passant par Bruegel, Bosh, Arcimboldo, Watteau, La Tour, Füssli, Delacroix, Rodin, Munch, Baudelaire, Artaud, De Chirico, Picasso, Hopper...
Black Box
Der schwarze Innenraum des melancholischen Bewusstseins in der Bilderwelt des 20. Jahrhunderts
Moritz Wullen
Die Befreiung des melancholischen Bewusstseins durch den Tod bietet keine philosophische Perspektive mehr. Es ist ihm ohnedies schon anheim gefallen. Stattdessen wird der Suizid in einer Performance masochistischer Selbstverstuemmelung kultisch sublimiert. In einer fotografischen Inszenierung Gottfried Helnweins erhebt sich der Kuenstler, faeulnisschwarz und monumental wie das Mahnmal einer letzen Einsicht: “So ist Verweiflung, diese Krankheit im Selbst, die Krankheit zum Tode. Der verzweifelte ist todkrank […]. Der Tod ist nicht das letzte der Krankheit, aber der Tod ist in einem fort das Letzte. Von dieser Krankheit erloest zu werden durch den Tod ist eine Unmoeglichkeit, denn die Krankheit und deren Qual und der Tod ist gerade, nicht sterben zu koennen.”




vers le haut